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LES PERSONNES ETRANGERES ONT DES DROITS ; ILS DOIVENT ETRE RESPECTES.

mercredi 23 juin 2021

MANIFESTATION
SAMEDI 26 JUIN Metz place de la République à 14 heures

L’alerte a été donnée depuis plusieurs mois maintenant, mais le nombre de personnes concernées est toujours très important : la préfecture ne répond plus aux ressortissants étrangers sollicitant leurs titres de séjour.
En une seule réunion au début du mois de juin, l’assemblée locale des EGM en Moselle (les états généraux des migrations ) a recensé plusieurs dizaines de situations problématiques qui concernent parfois des familles entières. Dans tous les cas, les conséquences de ce dysfonctionnement sont importantes : perte d’emplois, impossibilité de trouver un stage, perte d’une allocation logement, des allocations familiales, du droit à la CMU… La précarité s’accroit dans tous les domaines de la vie quotidienne : alimentation, logement, santé.
Zoom sur cet enchaînement.
Les ressortissants étrangers adressent leur demande d’un premier titre de séjour ou de renouvellement à la préfecture. Ils reçoivent alors un récépissé régularisant leur situation dans l’attente de l’examen de leur dossier. A l’issue de cet examen, le titre de séjour devrait leur est alors adressé, le renouvellement du récépissé devant rester exceptionnel. La préfecture peut aussi si nécessaire solliciter des informations ou des pièces complémentaires.
Depuis plusieurs mois, ce fonctionnement est grippé : retards liés à la pandémie, manque de personnel, dématérialisation sont les explications avancées. Pourtant la volonté de la préfecture de minimiser la situation masque mal l’absence de volonté politique de la résoudre.
Celles et ceux qui ont témoigné à l’invitation des EGM sont souvent en France en situation régulière depuis plusieurs années, certains depuis plus de dix ans. Ils ont déposé leur demande et n’ont reçu parfois depuis plusieurs mois aucun récépissé. S’ils se présentent à la préfecture, ils ne peuvent entrer et reçoivent de la personne à l’accueil le seul message qu’il n’y a pas d’avancée dans l’étude de leur dossier. Les appels téléphoniques restent sans réponse. Ils étudient, travaillent dès qu’ils le peuvent et souhaitent vivre régulièrement dans notre pays. Pourtant, étudiants ils ne peuvent confirmer leur inscription ou trouver un stage, salariés en CDI ou CDD, apprentis ils voient leur contrat de travail interrompu ou menacé. Plus d’une vingtaine sont arrivés en France mineurs et souhaitent poursuivre la formation qu’ils ont engagée, généralement un apprentissage. Tous vivent dans l’angoisse, qui affecte aussi le sommeil et la scolarité des enfants. Cette situation anormale semble pourtant acceptée par l’administration. C’est inacceptable d’un état de droit qui a signé notamment la convention de Genève de 1951, la convention internationale des droits des enfants.
Le seul recours de ces personnes, de ces familles, c’est la solidarité qu’elle soit exercée par des personnes ou des associations. Cela peut être aussi la mobilisation des citoyens solidaires. Convaincus que l’accueil d’aujourd’hui c’est l’humanité de demain, les EGM appellent les citoyennes et les citoyens à être nombreux samedi 26 juin, à 14 heures pour manifester de la place de la République jusqu’à la préfecture.