Comité Moselle-Ouest du Mrap

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prise de parole des EGM 2 février 2021

Les atteintes au droit se multiplient au pays des droits de l’homme

L’Humanité de demain se construit avec l’accueil d’aujourd’hui.

jeudi 4 février 2021

La France participe à la politique de rejet des personnes migrantes par l’Union européenne et installe fréquemment dans l’illégalité celles et ceux qui se trouvent sur son territoire
• Des camps en Grèce, des accords avec la Turquie et le Lybie pour qu’elles retiennent les migrant-e-s ;
• Une famille récupérée en montagne et conduite non à l’hôpital mais dans les locaux de la PAF et qui s’est vu délivrer une OQTF sans avoir pu déposer une demande d’asile (Montgenèvre, 16 janvier 21, rapporté par Tous migrants) ;
• Le droit maritime bafoué : quand quelques navires d’ONG réussissent malgré les entraves administratives à sauver des naufragés en Méditerranée les ports les plus proches se ferment. En mars 2020 l’ONU estimait déjà à plus de 20 000 le nombre des noyés ;
• Sur tout le territoire, des jeunes devenus majeurs reçoivent des OQTF alors qu’ils poursuivent une formation (Est Républicain 22/01/21) ;
• Faute d’hébergement des milliers de personnes vivent dans des bidonvilles, des camps sont démantelés brutalement et les migrant-e-s sans solution sont pourchassé-e-s par la police comme les images de la place de la République à Paris l’ont révélé à toute la population en novembre dernier.
• A Metz aussi, l’accès aux droits est entravé
o quand la PAF interpelle des personnes venant déposer une demande d’asile devant les locaux de la SPADA (19 août 20) ;
o quand la préfecture est dans l’incapacité de traiter dans les délais les dossiers de renouvellement des titres de séjour (hiver 20-21).
Les citoyens solidaires sont poursuivis et parfois traduits devant les tribunaux.
• C’est le cas des maraudeurs du Briançonnais injustement verbalisés pour rupture du couvre feu ;
• Dans un contexte de violences policières, le droit d’accompagner des personnes migrantes est fréquemment remis en cause, des citoyens et citoyennes solidaires ont été trainés devant les tribunaux. Grace à la requête associative, le conseil constitutionnel a reconnu le « principe de fraternité » (6 juillet 2018).

L’opposition aux amendes pour fait de manifestation qui nous rassemble aujourd’hui n’a d’autre sens que de défendre nos droits fondamentaux. Il faut dire que le gouvernement a été obligé de reconnaître le droit de manifester parce que le Conseil d’Etat saisi par la CGT, la FSU et Solidaires notamment l’a ordonné le 13 juin dernier.