Comité Moselle-Ouest du Mrap

Accueil > Communiqués, activités du Mrap Moselle-Ouest > Pour le droit d’expression, de revendication. Pour le respect des droits (...)

Pour le droit d’expression, de revendication. Pour le respect des droits fondamentaux

mardi 19 janvier 2021

6 personnes verbalisées le 30 mai, acte I de la marche des solidarités avec les travailleurs-euses sans papier, sont convoquées au tribunal de police.

Les EGM appellent à un

rassemblement Mardi 2 février, 13 heures devant le tribunal de Metz.

Le 30 mai, les Etats Généraux des Migrations ont appelé à un rassemblement devant le centre de rétention administrative (CRA) de Metz. C’était l’acte I de la marche des solidarités, relayant les exigences de collectifs des travailleurs-euses sans papiers dont la crise du COVID a révélé et aggravé la précarité
• Régularisation de tous et toutes
• Fermeture des CRA
• Un logement décent pour tous et toutes.

Après un nouveau rassemblement le 20 juin, le 10 octobre nous avons accueilli à Metz la marche partie de Strasbourg pour rejoindre Paris le 17 octobre. Les moments partagés au cours de la manifestation, la restauration et l’hébergement ont été des moments forts de fraternité.

Le rassemblement du 30 mai déclaré à la préfecture avait été conditionné au respect des mesures sanitaires et limité à 10 personnes. Comme la presse le rapporte, la police a procédé au relevé de l’identité des personnes présentes sur le lieu de rassemblement et ses environs. 8 d’entre elles ont été condamnées au versement d’une amende et 6 l’ayant contesté sont convoquées au tribunal le mardi 2 février.
Le gouvernement français non seulement ignore la situation précaire ces travailleurs-euses et leurs revendications mais il aggrave la politique criminelle de fermeture des frontières actuellement de mise en Europe. La construction de trois nouveaux CRA à Bordeaux, Lyon et Orléans est poursuivie.
Il pourchasse honteusement les migrants-es comme les images prises à Paris en novembre en ont témoigné et réprime les citoyen-nes solidaires.
Cette répression s’étend à celles et ceux qui revendiquent. Sont convoqués à la même audience du 2 février des membres de la chorale révolutionnaire suite à leur répétition en plein air du 23 mai qui dénonçait la gestion de la crise sanitaire et la casse des services publics.

Pour défendre la liberté d’expression et les droits fondamentaux, soyons nombreux-euses le 2 février.

Portfolio