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Exposition à voir au palais de la porte dorée Paris
Aux origines Regards croisés sur le racisme et les discriminations
Du 5 juin au 23 août 2026
mercredi 17 juin 2026
Le musée national de l’histoire de l’immigration remplit magnifiquement son rôle avec cette exposition qui mêle œuvres d’art contemporaines et résultats d’études scientifiques sur les discriminations raciales et prolonge le programme européen UNDETERRED analysant les mécanismes de discrimination.
Défaire l’ordre du regard, la première session propose au visiteur d’interroger les récits parce que « le regard n’est jamais neutre ». On y découvre ainsi une œuvre de Kara Walker qui transforme un récit de la guerre de sécession construit du point de vue des esclavagistes en insérant dans différentes images des silhouettes noires inscrivant les corps esclavagisés et la vie des exclaves dans ce récit. Ou encore cette phrase du langage quotidien « quand y a qu’un, ça va » retranscrite en grandes lettres de néon pour en éclairer la violence. On se souvient de ce propos du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux prononcé en 2009 qui a conduit le MRAP à porter plainte. Comme dans toute la suite de l’exposition, les œuvres témoignent aussi des luttes, des stratégies pour la vie face à la violence nazie, coloniale ou simplement quotidienne.
Droits empêchés, pouvait-on mieux intituler cette session consacrée aux discriminations et à leurs conséquences sur des millions de vies ? des données quantitatives issues des études du défenseur des droits ou de travaux de recherche sont rapprochées de récits sensibles afin d’éviter l’indifférence et l’oubli inhérents à l’intervention d’autres événements. L’exposition s’inscrit ainsi dans le prolongement du programme européen UNDETERRED visant à mettre à jour les mécanismes de la discrimination systémique.
Assemblée des vivants est le troisième moment du parcours proposé aux visiteurs et visiteuses. Il s’agit alors d’ouvrir des espaces qui échappent aux modes de domination. Car toutes et tous, dans la diversité illustrée par l’œuvre « Humanae » de l’artiste photographe brésilienne Angélica Dass, vivent et inventent.
Voir en ligne : Musée national de l’Histoire de l’Immigration
